01 juillet 2008
la meilleure
C'est comme un je t'aime

Statyonoff
Juste une question : est ce que tu en veux encore une?
Une main, une corde, une poignée, une embrassade, une glace, une attention, une mirabelle, une fessée, une aide, une bière, une fois, une bise, une paire, une tirade, une caresse, une au choix.
Pas de compte, juste prendre soin de l'autre.
Ça n'empêche pas les colères noires, les seins qui pointent, les bouderies interminables, les bisous anonymes, et les jambes ouvertes en grand écart
Ne vouloir que ce que veut l'autre. Juste faire attention.
27 juin 2008
à voir

andreas smetana Electric Art
C'est une question récurrente : pourrai je voir?
Va t il m'aveugler? Me laisser à la merci de mes osselets et des sensations épidermiques?
Généralement, quand je ne vois plus rien, je me fige, même si je ne suis pas attachée, je deviens réceptrice d'ondes.
Et il joue là dessus, car il ne bouge plus non plus.
J'entends des choses et mon esprit batifole, s'envole, extrapole.
Ma peau ressent des variations, des frôlements, des légers courants d'air.
Le premier mouvement n'est jamais le même, toujours une surprise qui me prend de court.
Pas de règle, d'ordre de marche, de notice de montage, de mode d'emploi.
Son envie de moi, mon bon plaisir.
Quand il ne m'aveugle pas, je baisse les paupières.
23 juin 2008
reprendre pied

Araki
Pour toutes les fois où tu m'as fait voyager, toutes les fois où j'ai failli tomber, toutes les fois où tu m'as conquise, toutes les fois où j'ai crié, toutes les fois où tu m'as fait sombrer, toutes les fois où tu m'as aimée, toutes les fois où je t'ai haï, toutes les fois tout court...

Jan Welters
11 juin 2008
j'azertyse

Comme la température n'arrête pas de monter, et que le vent est parti se faire souffler ailleurs, les stations assises devant le clavier deviennent difficiles.
J'ai bien éliminé couche par couche tout ce qui pouvait me tenir chaud.
Rien n'y fait, il fait chaud, et mes fesses collent au cuir. Le dossier de bois qui m'a un peu rafraichi tout à l'heure s'est mis à la température.
Et j'envoie des réponses, passe des annonces, discute, surenchéris, écris avec mon séant qui commence à glisser sur ses assises.
Et voilà que tu arrives, en me disant qu'il faut que je réponde à des messages, une main pleine de cordes l'autre pleine de doigts.
Alors il faut que je tapote bras gauche en l'air, bras droit en l'air, à l'envers je n'y arrive pas.
De trois quart, un pénis venant envahir ma bouche. Un sein étant pris d'assauts et tu me précises bien : pas de fautes.
J'ai du me lever, écarter les jambes, mais garder les mains sur le clavier.
Ca n'allait pas assez vite, tu as commencé à m'encourager en applafessant mes contre performances.
Et il fallait que je continue à tapoter mon clavier.
Mais je me suis envolée, et j'ai du revenir sur terre : je n'avais pas relu.
Le fauteuil était une ancre submergée.
Tu ne m'as bandé les yeux qu'au dernier envoi, à la dernière entrée.
30 mai 2008
Exaucée
Je le souhaitais depuis plusieurs jours, je l'attendais.
Et je n'étais pas la seule, tout le monde s'énervait vite, avait les nerfs à fleur de peau.
L'atmosphère ne faisait que s'alourdir, tout devenait moite.
La chaleur s'accumulait, les enfants campaient sous le tuyau d'arrosage.
Le moindre regard de travers provoquait des étincelles, la moindre variation dans le ton d'un mot amenait des heures de bouderies.
Pas un souffle de vent, les nuages très haut ne faisaient que transiter, j'avais beau leur faire du stop, ils refusaient de faire un arrêt pipi chez nous.
Hier soir, pareil, je me préparais à lire lentement un nouveau livre quand je l'ai entendu.
Pas de bourrasques annonciatrices, pas d'odeur qui promet, pas d'annonce lointaine, il s'est pris une chaise et s'est assis : prêt à monopoliser la parole et l'attention pour un moment.

Je n'avais plus envie de lire, je voulais juste aller au spectacle.
Je suis sortie, l'introduction avait été brève, j'ai enlevé mes chaussures, libéré mes cheveux et me suis mise en plein milieu de la salle de spectacle.
Il faisait clair comme en plein jour, il n'y avait plus qu'un seul son, les pompiers n'avaient pas encore commencé, les voitures s'étaient arrêtées, les trams restaient bloqués et je tournoyais toute seule au milieu de la rue, tête en arrière et bras tendus vers le ciel.
Tu es venu, tu m'a prise par la main et tu m'as emmenée derrière la maison.
Tu as enlevé mes vêtements trempés, tu m'as penchée sur le garde-corps, et tu m'as dit : tu comptes où est l'orage.
Je ne pouvais dépasser un, je ne distinguais plus la différence entre les coups de tonnerre et le bruit de mes fesses sous tes mains, j'ai hurlé UN longtemps, même un-un je ne pouvais le dire. Il y en avait trop, tous les orages désirés s'étaient réunis pour faire la fête ensemble.
Tu m'as menée en tempête, la peau ne rougissait même plus, ils t'aidaient, il calmaient les rubiconds.
Tu en as profité longtemps, j'ai continué à crier UN, et quand j'ai pu dire DEUX, tu m'as inondée.

Et là, maintenant tout de suite, j'entends un orage arriver, dommage, il ne fait pas nuit.
21 mai 2008
Con vulvsions

Elle m'a choquée l'oeil, elle m'a interpellée parce que aussitôt j'ai fait un parallèle. parce que NOS vieux crèvent tout seul, parce qu'il y a toujours de vraies chiennes qui sont attachées à des arbres pour les vacances, parce que chez nous c'est vrai, on dépensera plus facilement des sous pour notre ou nos animal(aux) et que pour nos vieux ben c'est pris sur les prélèvements obligatoires, n'est ce pas?
Mais j'ai aussi pensé à celles qui la veulent, la désirent, qui autrement ne peuvent pas être, cette laisse et ce collier. Avec le nom dessus et l'anneau, surtout l'anneau des fois qu'elles bougent la tête quand on leur met des baffes, et il faut bien un truc pour accrocher la laisse. Les anneaux aux seins ou aux lèvres, c'est plus long, faut attendre pour accrocher.
Et cela m'a fait penser alors à celles qui un jour découvrent que leur maître hors concours les achète par douze, histoire d'avoir un prix de gros, je parle du collier, une munie d'un collier ne se vend pas sauf aux enchères. Ce n'est même pas que cela me fasse hurler, ça me fait pleurer de rire, un peu jaune.
Celles qui munies d'un collier sont là pour avoir mal, ben oui elles ont le collier, et que le collier rend muettes, et que non mal comme ça je voulais pas, quand j'ai le collier je ne peux rien dire tu aurais du me demander! D'ailleurs je vais monter un forum, tu verras ce que les autres disent! Mais moi j'ai mal, ça je voulais pas.
Celles pour qui le collier ne suffit pas, il s'enlève, quelle horreur! Donc elles ont déjà la bague du maire et ou l'inscription définitive dans la peau et dans le catalogue. Regarde, regarde, c'est moi la meilleure, j'ai toutes les références. Pas facile de se faire une place dans la vie.
Un collier, un vrai, pour être LA sienne devrait être fait par lui ou alors en or, en dur, en dot, en exclusivité pas en produit de grande consommation . Le cadenas et la clef ne seraient plus nécessaires, les propriétaires feraient attention à leur bien.
Il n'est pas indispensable le collier, ou alors elles ont besoin de se mettre en jupe pour se sentir femme. On ne devient pas superman en enfilant son costume, ou alors j'ai raté un truc.
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